À propos

Comment en vient-on à traduire du hentai ?

Ce site est l’aboutissement de toute l’expérience que j’ai acquise au fil des années. Voilà plus de cinq ans que je traduis, rédige, révise et corrige fanfictions, sous-titres et sites bilingues à tour de bras… et que je lis du hentai à mes heures perdues.

En parallèle d’un cursus universitaire en langues, j’ai su développer une culture et un savoir-faire totalement individuels, axés sur des domaines pas toujours bien explorés. Fin 2016, j’ai décidé de lancer le projet Fucked Silly pour tester mes capacités, assisté du très avisé Rin (de chez Rin Scans).

Mais pourquoi du hentai ?

La traduction de manga est un domaine différent, unique. Lorsqu’on travaille seul, ça requiert une méticulosité et une aptitude au multitasking hors-norme, en plus des capacités inhérentes à la traduction. Lorsqu’on choisit une histoire, il faut tout traduire à part, nettoyer les scans, effacer et remplacer le texte d’origine, puis redessiner tout ce qui le nécessite.

La différence avec un manga normal, c’est le contenu ; ce dernier procure une sensation d’excitation (intellectuelle) fortement liée à l’impression d’intimité que procure ce type d’ouvrage, et ça pousse vraiment à redoubler d’efforts et d’attention.

On ne devient pas traducteur de hentai (je me permets d’élargir cet avis à l’univers du manga, voire de la littérature en général) simplement parce qu’on en a envie, il faut être à la hauteur de son désir.

Même si ça peut être épuisant à la longue, c’est génial de sentir la charge de travail évoluer et se répartir différemment en fonction de l’histoire. On réutilise les mêmes outils, mais on a la perpétuelle sensation de faire quelque chose d’inédit !

Fucked Silly, en quel honneur ?

Lorsque je fais face à un concept que je comprends parfaitement, qui est formulé en un ou deux mots dans la langue d’origine, mais qui ne peut être retranscrit que par une périphrase dans la langue cible, je verse systématiquement une petite larme.

L’expression anglaise to fuck someone silly signifie en gros « baiser quelqu’un à lui en faire perdre toute notion de réalité », que les Japonais associent au terme ahegao (« [faire une] drôle de tête »).

C’est la première expression sur laquelle j’ai buté au lancement de ce projet, tout simplement.